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Écrits et traductions d’Éric Loonis

Omnivers

En couverture, le ciel profond capté par le satellite spatial Hubble contenant approximativement 10 000 galaxies d’âges, de tailles, de formes et de couleurs variés.

Galaxies, Big Bang, géométries possibles de l’univers, Univers-bloc, multivers et Omnivers y sont abordés comme les étapes d’un même vertige intellectuel, où la science finit par dépasser l’intuition et le sens commun. En filigrane, une question obsédante traverse l’ouvrage : que reste-t-il de l’humain lorsque le ciel cesse d’avoir un centre, une finalité ou un regard tourné vers nous ?

Version couleur
Version N&B

« L’infini n’est pas seulement l’instrument le plus puissant des recherches mathématiques, il est encore la raison même de l’existence de la science. » H. Margerin

De la nuit peuplée de mythes des premiers peuples aux géométries abstraites de l’espace-temps, ce livre retrace l’extraordinaire aventure humaine du ciel. Il explore d’abord les cosmologies symboliques, philosophiques et théologiques par lesquelles l’humanité a donné sens à l’univers, avant de suivre l’irruption de la mesure, du télescope et de la physique moderne, qui ont fait basculer le cosmos dans l’infini, le mouvement et le calcul.

« Pour nous, physiciens convaincus, la distinction entre passé, présent et futur n’est qu’une illusion, même si elle est tenace. » A. Einstein

Entre rigueur cosmologique et réflexion existentielle, cette traversée du ciel mesuré et interprété invite le lecteur à accepter la fin de l’anthropocentrisme et à regarder l’univers non plus comme un décor, mais comme une réalité indifférente, vertigineuse, et profondément déstabilisante.

Omnivers

L’enfant de la déesse (tomes 1 & 2)

Entre deux voyages en Inde et faire le deuil de ma chère maman, il m’aura fallu quatre années, juste pour écrire les pièces du puzzle qui allaient constituer ce premier roman. Puis, encore quatre années, cette fois d’écriture, après mon second voyage en Inde, nourri de multiples rencontres. J’achevais enfin les deux tomes en février 2020, juste avant le premier confinement. Ensuite, se furent de longues relectures et pas mal de corrections. Et puis, à l’approche de 2022, j’ai senti que c’était le bon moment. Alors, le voilà ! Mon premier grand roman !

C’est un roman d’amour, entre un presque père et sa presque fille. Un roman d’aventure, en Inde, mais aussi d’aventure intérieure, à la recherche des liens perdus. Un roman pour découvrir l’Inde et les Indiens, cette fabuleuse culture, paradoxale, entre modernité et traditions religieuses. Un roman ethnographique, quelque part, où l’on découvre les rites fascinants du devadasi. Et puis, tout du long de cette belle histoire, cette lancinante interrogation sur le sens même de la vie et de la mort, de la fragilité des liens qui nous unissent. De cette douleur des ruptures et des pertes qui nous fait nous demander s’il n’existerait pas comme un univers, parallèle, où nos amours perdues pourraient être là, à nouveau.

L’histoire de deux deuils, qui semblent traverser le temps et l’espace pour se rejoindre sur les trames mystérieuses de l’amour, traversées d’obscures forces spirituelles.

Au départ, l’histoire est tragique. Perdre sa femme, son enfant. Perdre son père, sa mère. Deux être dépossédés errent dans l’univers et, sans le savoir encore, ils finiront par se rencontrer. Une rencontre extraordinaire, au cœur de l’Inde, avec cette petite fille un peu autiste, vouée à devenir l’enfant de la déesse. Paul fera tout pour arracher Jeevana à son funeste destin. Il devra pour cela se reconstruire intérieurement, dépasser son deuil et mettre toutes ses forces et son talent pour tenter d’adopter la petite indienne.

« Jeevana, c’est une cuillère à café pour vider l’océan, mais je sens que je dois le faire ! Parce que, parfois, une cuillère à café d’amour, ça peut transformer un océan d’indifférence. »

L’enfant de la déesse Tome 1

Dans cette histoire, où les émotions s’égrènent au fil des pages, on voyage dans l’Inde des châteaux, des temples et des grands palais, on découvre la culture indienne et ses religions, on rencontre de multiples personnages, des Indiens les plus modestes, jusqu’aux sadhus et gourous. Plus qu’une histoire d’amour, ce roman nous invite aussi à une profonde réflexion sur le sens des attachements humains, de la mort, du destin, des signes et des univers infinis. On y découvrira, sur la fin, une belle envolée fantastique, onirique, offrant l’occasion, au lecteur, de se poser quelques questions fondamentales. Ce roman est donc plus qu’une fiction, mais une œuvre initiatique.

L’enfant de la déesse Tome 2
Tome 1
Tome 2

Le lama écarlate

Libres pensées bouddhistes à propos de la méditation, de la religion, de la science et de l’univers.

Enfant, celui qui allait devenir « Lama Écarlate » versa dans le bac d’un teinturier, contenant deux cents draps pour le monastère du coin, une substance à propos de laquelle personne ne s’accorde, mais qui eut pour effet de changer définitivement la couleur de la teinture. Au lieu de l’ocre ou du safran ou de l’orange ou du rouge ou du brun, ce fut une sorte de couleur étrange, un rouge vif profond, vibrant, presque lumineux. On l’appela « écarlate ». La punition du moinillon fut qu’il serait le seul propriétaire des deux cent draps écarlates, ceci afin qu’il s’en vêtît toute sa vie durant, portant à jamais sur lui le signe coloré de sa faute. On se mit à l’appeler « Lama Écarlate » et l’on finit par oublier son vrai nom.

Religion et méditation

En fouillant dans mes vieux fichiers, j’ai encore trouvé quelques écrits inspirés, des dialogues bouddhistes, dont je ne savais pas très bien que faire. Et puis, m’est venue l’idée de les regrouper dans un petit livre, qui aurait été composé à partir des enseignements d’un vieux lama tibétain. Il est sympa ce lama et il pourrait très bien exister dans un univers parallèle. En tout cas, il me permet de présenter aux lecteurs ce second ouvrage de spiritualité-fiction, qui devrait plaire à tous ceux qui attendent du bouddhisme autre chose que le ressassement de vieilles balivernes.

Par la suite, Lama Écarlate fut contraint d’émigrer aux États-Unis pour fuir l’invasion chinoise et ses atrocités. Là, il mit à profit l’aide octroyé par ce grand pays occidental et suivit des études avancées en physique théorique et en psychologie. Il a acquis une culture avancée en philosophie, en religions comparées et bien d’autres domaines de la connaissance occidentale. Cet ouvrage de spiritualité-fiction a été réalisé à partir de la compilation de causeries et de questions-réponses avec Lama Écarlate Rinpoché. Au travers de ses propos et réponses éclairants et prémonitoires (première partie), Lama Écarlate  nous invite à comprendre la véritable « structure » de l’Ego et les assises du détournement de la pureté de l’esprit religieux pour servir les désirs sans fin de cet Ego, ce que l’on pourrait appeler un « matérialisme religieux ». Dans la seconde partie, Lama Écarlate répond par emails à ses correspondants qui l’interrogent sur la méditation, la mise en pratique du bouddhisme, la religion et la science. Les réponses de Lama Écarlate sont toujours originales, quelque peu iconoclastes, relevant d’un bouddhisme originel, marqué par sa personnalité particulière.

« La religion morte est celle qui est figée dans ses certitudes à jamais. La religion vive est celle qui perpétue et alimente l’interrogation de l’âme humaine. »

Le lama écarlate

Notre cerveau et le plaisir

Ce petit livre sur les addictions, au sens large, est la réédition de l’ouvrage de 1997, Notre cerveau est un drogué . Un livre qui a eu son petit succès au fil des années et qui valait le coup d’être révisé et réédité.

Avec ou sans substances psychotropes, toutes les addictions relèveraient d’une lutte permanente contre notre bruit de fond existentiel.

Illustré par plus d’une trentaine de figures, étayé sur une consistante bibliographie de 114 références, scientifiques ou philosophiques, cette réédition, révisée, améliorée et actualisée, de l’ouvrage de 1997, garde ainsi toute son actualité.

« Notre cerveau possèderait un fonctionnement naturellement addictif ; il se comporterait, de par sa constitution, comme un drogué. »

Nous sommes tous des « drogués » à tout un ensemble de comportements nécessaires qui nous procurent du plaisir ou nous soulagent d’une souffrance. Ces comportements de la vie quotidienne nous confrontent parfois à des effets de manque, d’habituation, de dépendance. Au-delà des drogues, des médicaments psychotropes, il s’avère que de nombreuses sources de stimulation font l’objet d’un investissement addictif. Nous pouvons consommer travail, télévision, internet, distractions, des personnes, l’amour, la sexualité… comme d’autres consomment de l’héroïne.

Le Dr Éric Loonis construit pas à pas, en prenant appui sur les bases scientifiques de la neurobiologie, un modèle qui intègre toutes ces addictions, nous permettant de comprendre les liens entre les addictions maladives et toutes ces autres addictions de la vie quotidienne, dont nous sommes souvent les esclaves. L’ouvrage nous donne alors quelques pistes pour prendre de la distance par rapport à nos dépendances.

Ce livre peut intéresser un large public désireux de s’initier aux arcanes de notre cerveau, dans sa recherche et consommation du plaisir. Le concept élargi d’addiction (des consommations addictives de substances jusqu’aux addictions comportementales), trouve ici un support consistant, dans un modèle d’addictivité générale audacieux, qui ouvre d’intéressantes perspectives à la recherche théorique ou appliquée en matière d’addictions. En cela, ce livre pourra intéresser les étudiants, comme les chercheurs et les professionnels.

À partir de l’ouvrage de 1997 (Notre cerveau est un drogué), cette réédition illustrée par plus d’une trentaine de figures, étayé sur une consistante bibliographie de 114 références scientifiques ou philosophiques, révisée, améliorée, actualisée et enrichie de nouvelles vignettes de cas cliniques (notamment les addictions aux réseaux sociaux), garde ainsi toute son actualité.

Notre cerveau et le plaisir