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Écrits et traductions d’Éric Loonis

Omnivers

« L’infini n’est pas seulement l’instrument le plus puissant des recherches mathématiques, il est encore la raison même de l’existence de la science. » H. Margerin

De la nuit peuplée de mythes des premiers peuples aux géométries abstraites de l’espace-temps, ce livre retrace l’extraordinaire aventure humaine du ciel. Il explore d’abord les cosmologies symboliques, philosophiques et théologiques par lesquelles l’humanité a donné sens à l’univers, avant de suivre l’irruption de la mesure, du télescope et de la physique moderne, qui ont fait basculer le cosmos dans l’infini, le mouvement et le calcul.

Galaxies, Big Bang, géométries possibles de l’univers, Univers-bloc, multivers et Omnivers y sont abordés comme les étapes d’un même vertige intellectuel, où la science finit par dépasser l’intuition et le sens commun. En filigrane, une question obsédante traverse l’ouvrage : que reste-t-il de l’humain lorsque le ciel cesse d’avoir un centre, une finalité ou un regard tourné vers nous ?

Entre rigueur cosmologique et réflexion existentielle, cette traversée du ciel mesuré et interprété invite le lecteur à accepter la fin de l’anthropocentrisme et à regarder l’univers non plus comme un décor, mais comme une réalité indifférente, vertigineuse, et profondément déstabilisante.

« Pour nous, physiciens convaincus, la distinction entre passé, présent et futur n’est qu’une illusion, même si elle est tenace. » A. Einstein

Le sentier de bodhi

Qu’est-ce que l’univers ? Quel est le sens de cette vie dans l’univers ? Qu’est-ce que la réalité ? Qu’est-ce que la conscience ? Ces questions fondamentales, que tous les philosophes se sont posées au fil des siècles, ont occupé mes réflexions d’adolescent, puis de jeune adulte et au-delà… encore. Je me souviens encore de mes longues lectures, de Descartes, de Kant… De mes émois de petit philosophe, découvrant soudain la fascinante « monstruosité » du solipsisme, le combat entre réalistes et idéalistes… J’ai écrit ce livre au début des années 1980, j’avais 28 ans. Un premier jet, mais déjà une base pour une pensée future…

Un livre de jeunesse, une pensée en construction, la découverte implacable d’un non-sens à la vie.

Dans ce tout premier livre de jeunesse, le Dr Éric Loonis nous livre une pensée déjà bien construite autour du concept bouddhiste de « vacuité » et d’une théorie du développement de l’ego. Il y élabore une psychophénoménologie décrivant une « névrose » du désir, dans un cadre conceptuel à la fois bouddhiste et cognitivo-comportamental. À sa lecture, on parcourra avec l’auteur des réflexions métaphysiques concernant l’épochè transcendantale, les solipsismes subjectif et transcendantal, la méditation, la logique intuitive, la cosmogonie… explorant un non-sens à la vie.

Ce livre est donc une préfiguration des réflexions futures et des écrits de fin de vie de l’auteur. On y trouvera de belles intuitions sur le multivers, l’univers-bloc, le Grand Tout, les indexations mentales, aussi bien que les prémisses des travaux ultérieurs du psychologue sur les addictions et les fantasmes. En résumé, c’est un livre très inspiré, qui a pu donner parfois, à l’auteur, l’impression d’avoir été écrit par quelqu’un d’autre.

« Oui, nous pouvons dire, d’une certaine façon, que l’ego transcendantal n’existe pas, qu’il n’y a en fait personne dans l’univers, que tout se déroule automatiquement sans avoir besoin de conscience. »

Saut d’univers

Bouddhisme et science pour changer d’univers

Mon tout premier livre de spiritualité-fiction. Un texte qui parle de spiritualité, mais qui ne se prend pas au sérieux. Pour cela, la spiritualité est mêlée à de la science et débouche sur quelque méthode pratique, un peu « magique », pouvant éventuellement donner des résultats concrets, à condition d’y croire ! Tout l’art de la spiritualité-fiction est de se donner de la vraisemblance, voire de la plausibilité, en mélangeant astucieusement le spirituel authentique et la science la plus rationnelle, tout en y ajoutant le petit zeste de fantasme, de magie, de rêve et d’espérance qui habite tout humain.

Sauter d’univers dans le multivers, bouddhisme et science nous aident à l’imaginer et, peut-être, le tenter…

Qu’il s’agisse des enseignements bouddhistes les plus profonds ou des résultats et des spéculations de la science physique moderne, tous s’accordent sur le modèle d’un univers sous-tendu pas une trame quantique, immergé dans un multivers. Le propos de cet ouvrage de spiritualité-fiction est d’expliquer comment il est possible, non pas de changer l’univers dans lequel nous vivons, mais comment il serait possible de sauter d’univers, de passer tout simplement dans un univers plus ou moins parallèle, afin de vivre autre chose que ce que l’on vit actuellement.

Basé sur une bibliographie en grande partie scientifique de 45 références, illustré de 48 schémas et figures, comportant un lexique de 27 termes sanskrits expliqués et 99 notes explicatives en fin d’ouvrage, ce livre hors normes, à la fois de science et de spiritualité, de spiritualité-fiction, ravira tous ceux qui rêvent les épousailles de l’Orient et de l’Occident, de la spiritualité et de la science moderne.

« La pensée et l’intelligence créatrices sont souvent, elles aussi, le signe d’un saut matriciel, dans un autre univers. »

Pour cela, l’ouvrage expose, d’une part, les enseignements bouddhistes de l’école Mādhyamika et du philosophe Nagarjuna et, d’autre part, les travaux en mécanique quantique, ceci afin de comprendre la suite : la définition d’une matrice informationnelle (déjà perçue par le bouddhisme avec la « Tour Vairocana » et le « filet d’Indra ») et sa dimension multidimensionnelle (l’espace de Hilbert) qui nous ouvre à cette idée de multivers. À partir de là, la question de la « lecture » et du « lecteur » de cette matrice est posée, ouvrant le champ à cette hypothèse fantastique d’un saut de notre univers vers un autre univers. Les méthodes bouddhistes méditatives sont proposées pour tenter ce fabuleux voyage dans la matrice informationnelle. À vous d’essayer !

« L’espace et le temps sont les modalités par lesquelles nous pensons et non les conditions dans lesquelles nous vivons. » Albert Einstein

Promenades métaphysiques

La mère des batailles philosophiques est bien celle qui confronte le réalisme à l’idéalisme. D’un côté, on y soutient l’existence inaccessible et indémontrable du monde extérieur à la conscience (y compris notre propre corps) et, de l’autre, on prétend que tout l’univers se réduit à notre état de conscience, au prix de la « monstruosité » solipsiste. Et si le solipsisme n’était pas une horreur métaphysique, mais une simple position, une étape dans la réflexion, que l’on peut dépasser ?

« Homme, te figures-tu être par aventure, autre chose qu’un point dans l’aveugle nature ? […] J’admire ton néant inouï s’il suppose qu’il est par l’infini compté pour quelque chose ! » – Victor Hugo

Daphné est une gamine de douze ans (bientôt treize), plutôt délurée et espiègle, le genre « à l’aise dans ses baskets ». Son « tonton » apparaît comme un sympathique quadragénaire, fort cultivé et philosophe à ses heures. Entre ces deux personnages, vont se dérouler des dialogues philosophiques à la mode Antique, au cours de cinq « promenades », qui permettront à Daphné d’aborder et de comprendre tous les secrets de la métaphysique. Dans ces dialogues, pimentés d’humour et de taquineries, les notions les plus sérieuses seront abordées et les théories philosophiques les plus complexes seront expliquées avec grande clarté.

En lisant ces dialogues, vous découvrirez avec Daphné, que tout n’est qu’illusion : angoissante vérité existentielle ou thématique pour intellectualiser vos soirées entre amis ? Ce sera à vous de choisir.

Loin de la philo rébarbative de nos années lycée, l’auteur réussit à nous amuser et nous instruire en même temps. On a là un petit livre, mais qui comporte un grand potentiel de réflexions. Expliquer la métaphysique comme à un enfant de 12 ans. C’est le pari qu’a fait l’auteur. Et il semble bien l’avoir réussi !